• Flores, eastern Indonesia, 19th C. © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2016
  • Sigale-gale © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2016
  • Patung Leluhur Batak © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2016
  • Marangga © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2016
  • © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2016
  • Sigale-gale © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2016
  • © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2016
  • Sumatra, western Indonesia, Batak ethnic group, 19th C. © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2016
  • © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2016
  •  © MRAH-KMKG
  • Collection Nationaal Museum van Wereldculturen. Coll no RV Liefkes 441
  • © Museum Nasional Indonesia, Photo by Arkadius 2017

Ancestors & Rituals

Description
Informations

Bruxelles

11 10 '17 > 14 01 '18

Plus d'info

Adresse

Palais des Beaux-Arts
Rue Ravenstein 23
B-1000 Bruxelles

Heures d'ouverture

Mardi - dimanche 
10:00 - 18:00 

Jeudi
10:00 - 21:00

Fermé le lundi

Info

T + 32 (0)2 507 82 00
www.bozar.be

Tickets

Tickets

Audioguide inclus

Adultes
15,00 €

Groupes (min. 10 pers.)
Seniors 65+

13,00 €

Jeunes 12-25 ans
8,00 €

Étudiants
8,00 € (mercredi 4,00 €)

Enfants 6-12 ans
4,00 €

Enfants -6 ans
Entrée libre

Groupes scolaires 
1,00 €


Combiticket avec 'Power and other things'
26,00 €

B-excursions
Train + entrée expo
En vente dans les gares SNCB 
www.belgianrail.be

Catalogue

Ed. Snoeck (FR/NL/EN)

Visites Guidées

Max. 15 pers.
Durée 1h30

97,00 € > 77,00 €

T +32 (0)2 507 83 36
groups@bozar.be

Organisation

EUROPALIA INTERNATIONAL, Ministry of Education and Culture of Indonesia, Museum Nasional Indonesia

Comment y arriver?

Palais des Beaux-Arts

Commissaire: Daud Tanudirjo
Conseillers: Pieter ter Keurs & Francine Brinkgreve

Immense archipel de plus de 13 000 îles s’étalant sur pas  moins de 5 000 kilomètres d’est en ouest, l’Indonésie compte près de 255 millions d’habitants, 300 groupes ethniques et plus de 700 langues. Ces quelques chiffres donnent une idée de la diversité de ce pays et de la variété des cultures qui le composent.  

Un point commun relie cependant une  grande majorité de ces cultures : l’importance accordée aux ancêtres. De Sumatra à la Papouasie, en passant par Java, Bornéo, Sulawesi, les petites îles de la Sonde et les Moluques : les ancêtres ont joué et jouent souvent encore un rôle de premier plan en Indonésie.

Qu’ils soient généalogiques ou mythiques, les ancêtres remplissent trois fonctions cruciales ayant trait au passé, au présent et au futur. Ils relient les vivants à leur passé, leur permettant de revendiquer une place au sein d’une lignée et de définir ainsi leur statut et position sociale. Ils sont ensuite garants de l’équilibre de la société et assurent par leur soutien et protection un présent harmonieux. Ils sont enfin source de fertilité et préservent ainsi le futur des peuples et cultures.

Les échanges avec d’autres cultures et religions ont, au fil des millénaires, influencé les arts, les identités et la manière  même d’envisager le monde des peuples indonésiens. La majeure partie des cultures de l’archipel trouvent leurs racines dans la culture austronésienne, apportée par des peuples migrateurs qui partirent de Taiwan il y a plus de 5 000 ans. La splendide culture Dong Son du nord du Vietnam, connue pour sa grande maîtrise du bronze, n’est pas non plus restée sans influence. 

Souvent, c’est le commerce qui fut à l’origine de ces échanges. Aux 5ème et 6ème  siècles, les marchands et les moines indiens, ainsi que les étudiants revenant de voyage, introduisirent le bouddhisme et l’hindouisme à Sumatra et Java. Les célèbres temples de Borobudur et Prambanan témoignent de l’importance que ces deux religions gagnèrent rapidement sur le territoire indonésien. C’est également le commerce qui apporta les premiers visiteurs de Chine et, dès le 7ème siècle, du Moyen-Orient. Ces derniers introduisirent l’islam en Indonésie, mais il fallut attendre jusqu’au 13ème  siècle pour que cette religion connaisse à Java et Sumatra un véritable essor. Plus tard encore, ce sont les colons  portugais, suivis des hollandais, qui arrivèrent à la recherche de précieuses épices et imposèrent respectivement le catholicisme et le protestantisme.

Toutes ces cultures ont façonné la relation des Indonésiens à leurs ancêtres, l’enrichissant de leurs tonalités particulières ou, au contraire, tentant de la détruire. Ainsi, on découvre en Indonésie des objets et récits hindouistes et bouddhistes qui soulignent l’importance des ancêtres, un islam métissé ouvert aux cultes ancestraux préexistants et les stigmates du prosélytisme européen qui, quand il ne détruisit pas les œuvres d’art, influença la production artistique locale. 

Enfin, un important volet de l’exposition est consacré aux surprenants rituels funéraires. Accomplis en différentes phases, parfois étalées sur plusieurs années, c’est ceux-ci qui permettent aux défunts d’accéder au statut d’ancêtres. Ceux qui leur survivent ne ménagent ni leurs efforts ni leurs finances pour les accompagner vers les mondes supérieurs et préserver ainsi l’équilibre et l’harmonie de la communauté. 

La plupart des 160 trésors archéologiques et ethnographiques ont été prêtés par le Musée national d’Indonésie et sont exposés pour la première fois en Europe. Une trentaine de ceux-ci proviennent quant à eux de musées et de collections privées européennes. L’ensemble est mis en contexte à partir de photographies d’époque, de vidéos, de dessins et de peintures. 

Une série d’ateliers organisés par Barbara Raes en collaboration avec plusieurs artistes  questionne également   le visiteur sur sa relation à ses ancêtres et aux rituels.