• © Octora
  • The Excavator in Rawalelatu © Maryanto
  • Tom Nicholson, I was born in Indonesia © Christian Capurro Courtesy of the artist and Milani gallery
  • S. Sudjojono, Cap Go Meh, 1940 © Galeri Nasional Indonesia
  • High Tea, 2014 © Mella Jaarsma
  • Roy Villevoye, Preparations © Museum De Lakenhal, Leiden
  • Nicolaas Pieneman - The arrest of Diepo Negoro © Rijks Museum
  • ©NIOD

Power and other things Indonesia & Art (1835-now)

Description
Informations

Bruxelles

18 10 '17 > 21 01 '18

Plus d'info

Adresse

Palais des Beaux-Arts
Rue Ravenstein 23
B-1000 Bruxelles

Heures d'ouverture

Mardi - dimanche 
10:00 - 18:00 

Jeudi
10:00 - 21:00

Fermé le lundi

Info

T +32 (0)2 507 82 00
www.bozar.be

Tickets

Tickets

Audioguide inclus

Adultes
15,00 €

Groupes (min. 10 pers.)
Seniors 65+

13,00 €

Jeunes 12-25 ans
Étudiants 
8,00 € (mercredi 4,00 €)

Enfants 6-12 ans
4,00 €

Enfants -6 ans
Entrée libre

Groupes scolaires 
1,00 €


Combitickets avec 'Ancestors & Rituals' 
26,00 €

B-excursions
Train + entrée expo
En vente dans les gares SNCB 
www.belgianrail.be

Visites Guidées

Max. 15 pers.
Durée : 1h30

97,00 € > 77,00 €

T +32 (0)2 507 83 36
groups@bozar.be

Organisation

EUROPALIA INTERNATIONAL, Ministry of Education and Culture of Indonesia

Comment y arriver?

Palais des Beaux-Arts

Curateurs Riksa Afiaty & Charles Esche

Power and other things explore l’histoire récente  et souvent mouvementée de l’Indonésie, à travers les œuvres de 21 artistes indonésiens et occidentaux. L’ère coloniale néerlandaise et l’occupation japonaise, le statut des femmes, l’immigration, … Autant de thèmes abordés dans l’exposition en vue de comprendre la société indonésienne contemporaine. Les curateurs Riksa Afiaty et Charles Esche expliquent le concept de l’exposition.

À quoi fait référence le titre Power and other things ?

RIKSA AFIATY – Power and other things est un fragment tiré de la déclaration d’indépendance de l’Indonésie, proclamée en 1945. Dans celle-ci, le futur président Sukarno exige de l’état néerlandais que « les questions concernant le transfert du pouvoir, et cetera (and other things), soient traitées de manière consciencieuse et aussi rapidement que possible ». 

CHARLES ESCHE – J’aime beaucoup l’idée du « et cetera », comme si ces mots pouvaient contenir l’univers tout entier. Cette demande apparemment très simple a eu de lourdes conséquences pour le futur. L’exposition montre ce qui est arrivé de ce « et cetera » durant les 72 années qui suivirent, et comment son contenu a été déformé par le pouvoir colonial.

Pourquoi cette exposition sur l’art contemporain commence-t-elle  au 19ème siècle ?

CE – La majorité des expositions sur l’art contemporain indonésien ont pour point de départ 1945,  l’année de indépendance du pays. Il est pourtant intéressant d’aborder l’histoire sur une plus longue trajectoire. L’exposition commence avec trois peintres nés au 19ème siècle. Raden Saleh a été le premier artiste indonésien à recevoir une éducation européenne aux Pays-Bas mais, plus important encore, à être rentré ensuite au pays, ce qui lui a permis de mieux comprendre sa double identité. Né en Indonésie, le peintre néerlandais Jan Toorop a continué à avoir un lien très fort avec son pays natal, même longtemps après son déménagement définitif aux Pays-Bas. Hormis un court séjour à Bruxelles, Emiria Sunassa a passé sa vie entière en Indonésie, rêvant d’une éducation plus élaborée aux Pays-Bas. De différentes manières, ces trois artistes ont vécus une sorte de tension coloniale, coincés entre deux mondes.  

L’histoire récente de l’Indonésie est scandée par les changements constants. Comment ceux-ci sont-ils reflétés dans l’exposition ?  

RA – Dans Power and other things, les artistes s’intéressent à la manière dont la pensée coloniale a formé l’Indonésie moderne et postmoderne, jusqu’à nos jours. En abordant un large éventail de sujets comme l’influence de la colonie néerlandaise et de l’occupation japonaise, ou la relation entre les communautés chinoises, arabes et indonésiennes, les artistes cherchent de nouvelles méthodes pour comprendre le présent au-delà du post-colonialisme. 

CE – L’exposition analyse comment certains changements spécifiques – celui du statut de la femme  par exemple – ont affecté notre compréhension de l’Indonésie actuelle. L’exposition dresse un vaste et fascinant portrait de la manière dont les artistes d’Indonésie et d’ailleurs vivent avec le passé, et dont l’héritage colonial et les oppressions postcoloniales continuent à bouillonner dans leur travail. 

Hormis des grands noms de l’art indonésien, vous avez également invité plusieurs artistes européens et australiens. Pourquoi les  avez-vous choisis ? 

CE – Je pense que tout endroit sur terre est interconnecté, surtout actuellement. Les artistes travaillent, chacun à leur façon, sur la relation entre l’histoire et le présent. Plutôt que de se baser uniquement sur les événements actuels, ils se penchent également sur l’héritage national, l’histoire et les incidents passés pour parler du présent. Je pense que c’est une des choses que l’art permet : raconter  le présent à travers le passé, afin de créer de nouveaux liens et de mieux comprendre où nous en sommes. 

RA – Ce qui est intéressant à mes yeux, c’est de voir que ma génération commence à se rendre compte des conséquences du colonialisme. Les artistes que nous avons sélectionnés travaillent autour du colonialisme et montrent comment les vérités brutales qu’il assénait ont encore des répercussions aujourd’hui. 

La plupart des Européens ne sont pas familiers avec l’histoire de l’Indonésie.  Que vont-ils retenir de  cette exposition ? 

RA – Je crois que l’histoire est créée par les systèmes autocratiques pour légitimer le pouvoir comme source du colonialisme. À travers Power and other things, nous analysons le rôle de la mémoire, les récits alternatifs concernant des conflits, et la construction de l’histoire par le pouvoir « légitime » et « institutionnel ». L’exposition ne se limite pas à une seule et grande Histoire, mais regarde aussi les petits fragments d’histoires qui risquent de tomber dans l’oubli. Abordés par les artistes, ces fragments nous permettent de questionner le colonialisme, la lutte constante pour différentes formes d’indépendance ou pour le traitement égalitaire entre la culture javanaise et les autres cultures indonésiennes. 

CE – L’Indonésie est l’un des plus grands pays sur terre, et le pays avec le plus grand nombre de musulmans. Alors que l’Europe et les États-Unis se focalisent sur la question des divisions religieuses, particulièrement entre les chrétiens et les musulmans, la compréhension de l’Indonésie pourrait s’avérer être plus urgente que jamais. Je suis surpris que l’Indonésie ne soit pas aussi connue que la Chine ou l’Inde. Je pense que dans les 20 à 40 années à venir, elle jouera un rôle de plus en plus important à l’échelle mondiale. En visitant l’exposition, vous vous ferez une idée de ce que l’Indonésie pourrait devenir si elle apprend à maîtriser son potentiel. 

Avec les œuvres de

Antariksa
Octora Chan
FX Harsono
Saleh Husein 
Mella Jaarsma
Agung Kurniawan
Timoteus Anggawan Kusno
Lifepatch 
Maryanto

Tom Nicholson, avec Grace Samboh 
Nicolaas Pieneman
Raden Saleh 
Emiria Sunassa 
Sudjojono
Jan Toorop
Ana Torfs
Wendelien van Oldenborgh 
Lidwien van de Ven
Roy Villevoye 
Dea Widya

Avec le soutien de 

  • Mondriaan Fonds
  • Museum OHD
  • S. Sudjojono Centre
  • Nasirun - Emiria Sunassa